Depuis la pandémie de Covid-19, les résidences d'ultra-luxe frappées du logo d'une marque se multiplient sur le front de mer de Miami. Mais derrière les maquettes étincelantes et les triplex de rêve, les grues s'immobilisent et les avocats prennent le relais : quatre des tours les plus prestigieuses de la ville sont aujourd'hui bloquées par des saisies ou des procès.
Il n'y a jamais eu autant de noms de luxe accrochés au ciel de Miami. En descendant Brickell, l'une des artères les plus chics de la ville, les palissades de chantiers frappées des logos Cipriani, Dolce & Gabbana, Mercedes-Benz ou Mandarin Oriental s'alignent sur le front de mer. La migration des milliardaires new-yorkais et californiens, attirés par les avantages fiscaux qu'offre la Floride, nourrit cette frénésie de logements communautaires d'ultra-luxe. Pourtant, derrière plusieurs de ces façades,